« Ne fais pas du rock qui veut. Il ne suffit pas de jouer des  riffs sur des rythmiques binaires. Non, le rock n’est pas une rhétorique. Si sa grammaire est simple, c’est surtout l’état d’esprit qui compte. Aussi même si des ingrédients comme la sueur, l’énergie, l’overdose phonique, le débordement sont difficilement définissables, ils permettent d’obtenir de bons résultats. Matthieu Rosso et son Red Quartet, trois ans après leur précédent album reviennent avec cette même formule qui mêle rock et jazz,  complexité et énergie, immédiateté et sinuosité mais – c’est un point de vue – aujourd’hui avec plus de maturité dans l’excès. Son disque No Monster, au line up modifié (après Sylvain Cathala voici le protéiforme Denis Guivarc’h au saxophone tandis que la frappe lourde de sens de Rafaël Koerner remplace celles du batteur Franck Vaillant) est un petit plaisir de musique progressive. Un assemblage réussi qui pioche dans le meilleurs des univers de la pop, des musiques électroniques, de l’électricité tendue et autres musiques parallèles. Un extrait dans l’immédiat Death By Tounga, qui porte bien son nom si j’en saisis le clin d’oeil (je vous laisse vous renseigner de votre côté). Mention spéciale sur ce titre et les autres d’ailleurs à la basse de Jean-Philippe Morel aussi frénétique que stimulante. »

Nicolas Dourlhès-