Bee Jazzy ( Radio) :
C’est un Ovni sonore que Matthieu Rosso a sorti le 26 janvier 2015 sur le label Juste-Une-Trace avec son quartet, Matthieu Rosso Red Quartet.

Un Album intitulé  » No Monster » qui permet à Matthieu Rosso, guitariste, ses musiciens le batteur Rafaël Koerner, le saxophoniste Denis Guivarc’h ainsi que le bassiste Jean-Philippe Morel, de montrer toute leur maîtrise du jeux jazz et Nu-Jazz.

On peut y voir des inspirations du Free Jazz se rapprochant des sections artistiques et rythmiques de Steve Coleman, mais aussi de John Mac Laughlin à sa meilleur heure avec » Mahavishnu Orchestra », ainsi que le laboratoire de la scène française free-expérience-électro-jazz comme NHX ou Julien Lourau.

Mélangeant des styles différents et peu vus dans le jazz moderne Européen de ce début d’année, se partageant en Free , Métal, Pop et bien sûr Nu-Jazz, Matthieu Rosso chef de fil du « Red Quartet » depuis deux albums, nous fait voyager dans l’interprétation superbe de sa machine infernale à sons.

D’une virtuosité , d’une densité sonore rare, le quartet arrive à nous faire oublier qu’ils ne sont que quatre pour faire autant de résonances sonores. Matthieu Rosso née en 1980, a commencé son parcours à la guitare sur la scène Toulonaise du Métal, rock , punk quand il était adolescent et cela s’entend.

Puis il a fait le conservatoire catégorie étude Musical à Aix En Provence et Paris. Passionné par son instrument, il joue insatiablement dix heures par jour.

Il est très influencé par les nombreuses rencontres déterminantes qu’il a pu faire , comme Manu Codjia, Steve Coleman, Stéphane Payen, Benoît Delbecq, Jean-Paul Celea, Marc Ducret, ainsi que Sylvain Cathala et Franck Vaillant.

En 2010, il monte sa formation actuelle, le Matthieu Rosso Red Quartet, bien qu’avec des musiciens parfois différents, sur la même ligne que maintenant le Jazz contemporain. Bref, déjà un beau parcours , deux albums de jazz dans tout ce que « jazz  » veut dire comme expériences sonores et techniques.

Sur cet album certains morceaux nous ont particulièrement plu, comme le morceau qui ouvre l’album »Faz », techniquement et rythmiquement entraînant, « Pandora’s Box » à la fois sombre et lumineux, »No Monster » pour une expérience contemporaine musicale, « Insane Incorporated » pour sa sonorité d’intro très ECM et la musique électronique jazz du nord Europe comme Nil Peter Moelvar ou l’album « Electronique Noire » et son envolée au saxophone.

Beaucoup de morceaux sont qualitativement intéressant. Un album complexe , maîtrisé , technique qui plaira au plus grand nombre, bien que son approche soit un peu rapide et free.

A écouter de toute urgence .